DELTA(S)

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Création trans-frontalière bilingue Catalan/Français
Musique, texte, vidéo
Concerts et performances
Patrice Soletti > guitare (fr) ———- Ramon Prats > batterie (Ct)
Pierre Soletti > texte & voix (fr) —— 
Rosa Pou > texte & voix (Ct)
José Grimaldi > vidéo (fr)

 

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 > Versio catalana
BORDER. NO BORDER. DÉBORDER.                    

« Déborder des frontières classiques, puisque nous n’oublions pas que si nous sommes au monde, c’est grâce à des personnes un peu folles (d’amour, sinon, à quoi bon?) qui ont franchi des frontières. Passé des barrières. Des préjugés. Au péril de leur vie le plus souvent. Et nous voilà. Issus de l’immigration comme on dit. Nous voici donc, français d’origine catalane. » Pierre Soletti 

« Une camionnette, nous emportant vers l’Espagne avec notre grand oncle Francisco pour retracer en sens inverse le chemin qu’il a parcouru en 1948 : départ Beaucaire, Les Pyrénées, Bégudes-Baga, Manresa… Et puis cap à Deltebre pour poursuivre notre histoire commune…»

Patrice et Pierre Soletti sont nés dans la langue catalane qui se pratiquait à la maison comme on jouerait à la marelle ou aux billes dans une cour d’école.

La Catalogne, ils en ont tous deux une approche à la fois concrète de part leur expérience familiale, et fantasmatique voire cinématographique, de part leur éloignement. Mettre en jeu son rapport fort au territoire, aux personnes qui l’habitent et à sa mémoire, c’est faire se rejoindre cette part de fantasme avec la réalité contemporaine. Traverser une expérience collective, c’est ouvrir de nouvelles fenêtres, offrir un nouveau regard sur notre quotidien.

Leur projet est d’ordre interdisciplinaire, bilingue français-catalan. Il s’inscrit dans une démarche documentaire et artistique où la langue catalane est utilisée et mise en avant en s’associant à des artistes catalans pour la création de texte et de musique.

Le principe est le suivant : faire à rebours le chemin qu’ont parcouru leurs grands-parents catalans en fuyant le régime de Franco et en faire ressurgir la mémoire grâce au témoignage vivant du grand oncle (90 ans) qui sera du voyage. Retrouver les lieux originels (usine, maison familiale, rues, bénitier de l’église où leur grand-mère mettait de l’encre les matins de messe, etc.)

      Témoignage-de-L-Oncle-Fito
Témoignage de l’Oncle « Tonton Fito » Francisco Fito

« Faire un film, bilingue, catalan et français, des interviews, une musique et du son pour ce film. Résider à Deltebre, sur un ponton d’ostréiculture au milieu des vagues entre ciel et mer pour écrire de la musique, des poèmes, un journal »


DELTA(S)

Delta(s) car Pierre et Patrice ont grandi près de la Camargue, un autre delta, et qu’ils vont rejoindre le delta de l’Ebre. Et aussi une lointaine référence au delta du Mississipi ou est né le blues, musique des travailleurs et des esclaves qui a donné naissance à toutes les musiques nord-américaines.

FILS CONDUCTEURS

Récolter la mémoire de « L’Uncle Fito » tout en vivant avec lui une expérience vivante c’est relier leur histoire singulière à d’autre histoires, de l’actualiser et l’enrichir par des rencontres. Faire ensemble un voyage qui retrace en sens inverse le chemin que lui et sa mère ont parcouru en 1947, fuyant le régime de Franco et la misère, c’est conserver leur mémoire mais c’est aussi consolider leur histoire familiale qui se rattache à la mémoire collective de la guerre d’Espagne et la retarida. Réaliser un film de cette expérience transgénérationnelle, c’est ouvrir une fenêtre sur des thèmes actuels : La migration économique, politique, l’exil…

Un autre thème abordé est celui des enjeux écologiques. Tirer ses ressources de l’environnement, c’est le connaitre intimement et savoir le protéger. Marc et Hogan, les deux cousins associés le portent en eux depuis l’enfance et oeuvrent chaque jour pour innover et faire progresser les modes de productions durables.

Enfin, à travers les artistes participants, d’abord en filigrane puis de plus en plus prégnants, la création et le regard artistiques, la rencontre, le désir et le processus créatif comme persistance d’un état sauvage fondamental.

MODE OPERATOIRE

Ce périple prévu du 28 avril au 3 mai 2020 a été reporté en raison du COVID 19. Il est reporté en 2021 sur la même période car c’est le plus beau moment pour la nature et donc les images.

Le voyage commence à Beaucaire, ville où vit le grand oncle catalan et se déroule jusqu’à Deltebre, où vivent leurs cousins catalans ostréiculteurs.

Avec eux aussi un cameraman : José Grimaldi et deux artistes catalans : Ramon Prats et Rosa Pou, l’un batteur et l’autre poétesse et chanteuse. Et un universitaire qui pourra récolter les témoignages directs de façon méthodique et scientifique, comme un contrepoint à  l’approche artistique.

Les Pyrénées à franchir, Gérone, où Ramon Prats et Rosa Pou vont rejoindre l’expédition, Manresa (berceau de notre famille côté maternel) puis Deltebre (delta du Rio Ebro)
Là-bas l’équipe résidera 3 jours et 3 nuits, en pleine mer, au milieu des éléments, sur une plateforme en bois qu’utilisent les ouvriers. 3 jours et 3 nuits à écrire, filmer, enregistrer des sons, des voix et de la musique.

 » De cette résidence itinérante, nous extraierons aussi une forme scénique croisant les textes, la musique live et les projections cinématographiques. »

LE PONTON AU MILIEU DE LA MER

C’est là que se réalisera la partie création musicale et poétique. Une résidence au milieu des vagues et des travailleurs de la mer.

  « Filmer, enregistrer des sons et de la musique mais aussi rencontrer les ouvriers, apprendre de leurs gestes. »



LES ARTISTES 

PATRICE SOLETTI  

« Patrice’s lovely new record outlines his unique vocabulary for the electric guitar… his sonic adventures/compositions/soundscapes-sometimes delicate, sometimes brutal – cover a wide emotional range as well – a ‘Threnody for the Victims of CBGB’s*’ ? » 

MARC RIBOT

Patrice Soletti est un guitariste improvisateur et compositeur autodidacte, actif au sein de groupes musicaux issus du jazz et du rock alternatifs. Il collabore et compose régulièrement pour la Danse Contemporaine, l’Image, le Théâtre… Attaché à une certaine idée de l’émancipation et de l’autonomie (do it yourself) il développe son expression singulière en suivant plusieurs voies parallèles et complémentaires : s’investit dans des projets artistiques collectifs, joue du jazz, de la musique expérimentale, du rock, réalise des projets pluridisciplinaires, participe à la mise en place de micro-structures de production autogérées…

Il a été lauréat du «Concours Ile de France » (musique sur le film «Rupture» de P. Etaix) et primé au «Concours Django Reinhardt» de Samois sur Seine. Dans le domaine du jazz et de la musique improvisée contemporaine, il a collaboré avec de nombreux artistes notamment Louis Sclavis, Barre Phillips, Catherine Jauniaux, Bruno Chevillon, Martin Tétrault (Ca), Pierre Tangay (ca) Tetuzi Akiyama (jp), Philippe Deshepper, Olivier Benoit…

Dans le domaine de la performance, il se produit avec le poète Julien Blaine dans le cadre de poésies-actions (festival de Lodève, Infra’action-Sète, Caza d’Oro – Mas d’azil, Pavillon de l’Arsenal – Paris…)

Quelques échos :

IMPROJAZZ N°163 par Luc Bouquet :

Ce qui éblouit chez le guitariste c’est cette manière d’inviter de multiples sources (l’Afrique , le Blues, la décharge sonique) sans créer la moindre cassure ou rupture. La clarté est celle cristalline, des gamelans balinais (migrants); le blues de tous les deltas (M…); l’inquiétude est celle, cinématographique de Mulholland Drive (For David Lynch); l’orient est celui d’une guitare-oud inspirée (jardin). Ailleurs, se glisseront d’autres imaginaires, d’autres secousses, d’autres espaces féconds (cette musique connait si bien le sens et la valeur des espaces) et nous la quitterons à regrets avec un très ludique Love me tender…

JAZZMAG par Benoit Guerré

Le guitariste montpelliérain travaille littéralement le son, en jouant sur les textures ou sur l’épaisseur variable d’une matière qui n’est jamais uniforme. Utilisant divers ustensiles (boîte à musique, radio portable, baguettes, archet, etc.), Patrice Soletti nous fait entrer dans son espace, sans démonstration ni énumération. Rythmes habituels et harmonies européennes sont forcément à la marge (…) mais on perçoit l’intégration, consciente ou non, des musiques contemporaines d’horizons multiples..

RAMON PRATS 

Ramon Prats est l’un des batteur actuels parmi les plus fins. Actif sur la scène du jazz espagnol il a reçu le prix du disque de l’année et du groupe de l’année avec Ramon Prats Quartet. Il est sollicité autant par des musiciens de la scène jazz ainsi que de la scène musicale improvisée, tels que Lee Konitz, Seamus Blake, Esperanza Spalding, Bob Mintzer, Martirio , Mats Gustafsson, Bill McHenry, Perico Sambeat, Eric Alexander, Roman Filiu ou encore Guillermo Klein.

Quelques échos :

 L’ENTREVISTA  per Martí Farré

Un cop de plat com el que va executar la bateria Sussie Ibarra el 7 de febrer de 2006, a Barcelona, pot capgirar la carrera d’un músic de la categoria de Ramon Prats (Banyoles, 1979). Bateria, i ara també compositor i líder del seu quartet, Prats es va enamorar del magnetisme de la guru del free jazz. Tant, com per descobrir que, si en la pintura la màgia és el color, en la música ho és el so. D’aleshores ençà ha posat la brillantor del seu toc precís al servei de projectes de molt diversa procedència: de Movin’ Wes al Girona Jazz Project, passant per José Carra, Dácil, Laia Cagigal, Andreu Zaragoza, Sindicato Ornette, el Liquid Trio d’Agustí Fernández o, naturalment, el duet Duot, que comparteix amb el seu bon amic Albert Cirera. Ramon Prats exemplifica com ningú altre aquella màxima que diu que el jazz és la música de la sorpresa. 

Reportage TV3 : https://youtu.be/YMgpnZ_5jbk

 

ROSA POU

Rosa Pou est auteure-compositrice-interprète, poète et parolière. Elle écrit de façon amusée la colère ou la joie, déchiffrant la vie quotidienne comme un paysage plein de sons, de mots, de rimes, de rythmes, de jeux sémantiques et phonétiques.

Cela la pousse à enquêter sur sa propre langue dans laquelle elle a publié un album musical Entre Monosíl·labs (2012) en collaboration avec Xavi Lloses, un livre de poésie et de photographie REVERSIBLE (2016), avec le photographe Eugeni. Prieto. Elle a aussi exposé Poesia packas (2017), au Centro de Investigación Artística Espai Tonic, au Lúcid, Cycle of Art and Poetry à Torroella de Montgrí et au CoEspai de Girona. Elle travaille actuellement sur son deuxième album avec Xavi Lloses qui sortira plus tard cette année.

PIERRE SOLETTI 

À quatre ans, Pierre Soletti dessine des poèmes à la machine à écrire. Plus tard, c’est sur les murs des villes qu’on le surprendra à peindre des signes. Il donne des lectures publiques, sculpte des copeaux de mots pour la scène, parfois pour la jeunesse. Il écrit des récits, des nouvelles, des romans, des essais, du théâtre et des chansons. Drogué à l’eau de la vie, c’est en un seul souffle qu’il fait résonner une vie d’humain dans tous ses livres et chacun de ses actes.

Egalement auteur de livres d’artistes et textes-pliages. Ses écrits et écarts graphiques débordent régulièrement des murs de musées nationaux ou de divers lieux, plus ou moins consacrés à l’art. Il illustre parfois ses propres livres qui sont traduits, non pas en justice, mais en arabe, en slovène et en italien, en attendant que d’autres langues veuillent bien se délier.

Auteur associé du Centre de Créations pour l’Enfance ‒ Maison de la Poésie de Tinqueux et membre du collectif Ma-Théâ.

Cofondateur du Marché de la poésie jeunesse de Tinqueux avec Mateja Bizjak Petit ainsi que de la ©ollection Petit VA!

Spectacle vivant :

Coucou ‒ franco-slovène (Kuku en slovène / Théâtre d’objets)
Mon cher papa (Théâtre et marionnettes)
Auguste ne sait plus grand-chose du monde (théâtre / traduction slovène Tone Škrjanec) ‒ programmation au festival Off d’Avignon 2018, Ljubljana 2018
Petit Théâtre Nomade (théâtre et marionnettes) ‒ programmation au festival Off d’Avignon 2017 ‒ sélection de la région Grand-Est ‒ label Scène d’enfance ASSITEJ-France
J’expire, j’expire pas (adaptation chronométrique de La nuit des rois de William Shakespeare ‒ théâtre d’objets), création pour le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières 2017;
Herbes Folles (Lecture musicale ‒ 2017);
Petit VA Partout (spectacle-médiation autour de la collection de poésie Petit VA! ‒ 2016);
PostCards (textes en français) pour l’Electric Pop Art Ensemble (Scène nationale de Sète et du bassin de Thau, 2015). 

Poésie

URGENT!!! volume 3, ouvrage en quadrichromie accompagné d’un vinyle 33 tours, Dernier Télégramme ‒ L’oreille électrique, 2018
Libéré sur Paroles, essai sur Prévert in la revue Rumeurs, 2018
Poèmes pour affronter le beau temps (& profiter du mauvais), Le port a jauni, 2017
Le silence, ses rebords, La passe du vent, 2017
Boomerang transi, Faï fioc, 2017
Poste restante, interventions graphiques d’Yves Olry, Maelström, collection Bookleg, 2015
http 404, Les éditions du Petit Flou, collection le coup de pied dans la lune, 2015

Muséhomme, postface de Katia Bouchoueva, Le pédalo ivre, 2014
SPOME, in VA !, revue de poésie du Centre de Créations pour l’Enfance de Tinqueux, 2014
Je travaille pas, collection Petit VA!, 2014
Abribus, encres d’Emmanuelle Van Winsberghe, Rafael de Surtis, 2014
Quand le vent chante, Les Carnets du Dessert de Lune/collection Lalunestlà, 2014
J’aime, illustrations de l’auteur, Møtus, 2013
Avec un voyage collé aux joues, illustrations Valère Argué, Les éditions du soir au matin, 2013
Tout est cousu d’avance, Asphodèle éditions/collection confettis, 2013
Défile le paysage, Les éditions du soir au matin, 2013
Je songe, Les éditions du soir au matin, 2013
Chien d’orchestre, Les éditions du soir au matin, 2013
& cætera, interventions graphiques de l’auteur, Dernier Télégramme, 2012
Je dirais que j’ai raté le train, illustr. Amélie Harrault, Les Carnets du Dessert de Lune, 2012
URGENT !! volume 2, livre-CD, Dernier Télégramme ‒ L’oreille électrique, 2012
Comptines qui collent aux doigts, illustrations de Claire Hemery, Asphodèle éditions, 2012
&crire, Color Gang, 2011
Voyage à la roue voilée, éditions Microbe, 2010
Encorps vivant, livre-CD avec Patrice Soletti (guitare solo), Dernier Télégramme, 2009
De la balle qui voyage à l’intérieur de la tête, Les éditions du soir au matin, coll. écho pli, 2009
J’aurais voulu t’écrire un poème, illustrations de Valère Argué, postface de Jean-Marc Flahaut, Les Carnets du Dessert de Lune, 2008
Ma poésie est toute petite, Les éditions du soir au matin, collection mise en pli, 2008
Buildings, empreintes E. Van Winsberghe, postface de JC Belleveaux, Rafael de Surtis, 2005
La démarche reggae du dromadaire, éditions Encres Vives, 2004
Début dans les barques, éditions Encres Vives, 2004
Pièces détachées de magie ordinaire, éditions Encres Vives, 2003

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